« Il y a une sorte de plaisir attaché au courage, qui se met au-dessus de la fortune. Mépriser l’argent, c’est détrôner un roi ; il y a du ragoût. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
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Chamfort
Les Maximes et Pensées de Chamfort réunissent des réflexions sur les mœurs, l’esprit et les relations sociales. Leur ironie se comprend avec la portée précise de chaque passage.
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« Robinson, dans son île, privé de tout, et forcé aux plus pénibles travaux pour assurer sa subsistance journalière, supporte la vie, et même goûte, de son aveu, plusieurs momens de bonheur. Supposez qu’il soit dans une île enchantée, pourvue de tout ce qui est agréable à la vie, peut-être le désœuvrement lui eût-il rendu l’existence insupportable. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Les idées des hommes sont comme les cartes et autres jeux. Des idées que j’ai vu autrefois regarder comme dangereuses et trop hardies, sont depuis devenues communes et presque triviales, et ont descendu jusqu’à des hommes peu dignes d’elles. Quelques-unes de celles à qui nous donnons le nom d’audacieuses, seront vues comme faibles et communes par nos descendans. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 367 · Lire la source ↗
« J’ai souvent remarqué, dans mes lectures, que le premier mouvement de ceux qui ont fait quelque action héroïque, qui se sont livrés à quelque impression généreuse, qui ont sauvé les infortunés, couru quelque grand risque et procuré quelque grand avantage, soit au public, soit à des particuliers ; j’ai, dis-je, remarqué que leur premier mouvement a été de refuser la récompense qu’on leur en offrait. Ce sentiment s’est trouvé dans le cœur des hommes les plus indigens et de la dernière classe du peuple. Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l’homme sans éducation, que la récompense de ses actions est dans le cœur de celui qui les a faites ? Il semble qu’en nous les payant, on nous les ôte. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 367 · Lire la source ↗
« La concorde des frères est si rare, que la fable ne cite que deux frères amis ; et elle suppose qu’ils ne se voyaient jamais, puisqu’ils passaient tour à tour de la terre aux champs élysées, ce qui ne laissait pas d’éloigner tout sujet de dispute et de rupture. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Il y a, dans le monde, bien peu de choses sur lesquelles un honnête homme puisse reposer agréablement son âme ou sa pensée. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Préjugé, vanité, calcul : voilà ce qui gouverne le monde. Celui qui ne connaît pour règles de sa conduite, que raison, vérité, sentiment, n’a presque rien de commun avec la société. C’est en lui-même qu’il doit chercher et trouver presque tout son bonheur. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Les Hollandais n’ont aucune commisération de ceux qui font des dettes. Ils pensent que tout homme endetté vit aux dépens de ses concitoyens s’il est pauvre, et de ses héritiers s’il est riche. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Le changement de modes est l’impôt que l’industrie du pauvre met sur la vanité du riche. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« L’intérêt d’argent est la grande épreuve des petits caractères ; mais ce n’est encore que la plus petite pour les caractères distingués ; et il y a loin de l’homme qui méprise l’argent ; à celui qui est véritablement honnête. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Il y a quelquefois, entre deux hommes, de fausses ressemblances de caractère, qui les rapprochent et qui les unissent pour quelque temps. Mais la méprise cesse par degrés ; et ils sont tout étonnés de se trouver très-écartés l’un de l’autre, et repoussés, en quelque sorte, par tous leurs points de contact. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 370 · Lire la source ↗
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Les œuvres présentes dans ce corpus
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Maximes et Pensées
Les Maximes et Pensées de Chamfort réunissent des réflexions sur les mœurs, l’esprit et les relations sociales. Leur ironie se comprend avec la portée précise de chaque passage.
40 passages et leurs sources →Cette sélection décrit les textes consultables ici ; elle ne constitue pas une bibliographie exhaustive.