« Patience et longueur de tempsJean de La Fontaine Le Lion et le Rat · Lire la source ↗
Font plus que force ni que rage. »
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« On a souvent besoin d’un plus petit que soi. »Jean de La Fontaine Le Lion et le Rat · Lire la source ↗
« Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde : »Jean de La Fontaine Le Lion et le Rat · Lire la source ↗
« Travaillez, prenez de la peine :Jean de La Fontaine Le Laboureur et ses enfants · Lire la source ↗
C’est le fonds qui manque le moins. »
« Rien ne sert de courir ; il faut partir à point : »Jean de La Fontaine Le Lièvre et la Tortue · Lire la source ↗
« Je plie et ne romps pas. »Jean de La Fontaine Locuteur : Le roseau Le Chêne et le Roseau · Lire la source ↗
« À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. »Pierre Corneille Locuteur : Le Comte Le Cid, acte II · Lire la source ↗
« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien néesPierre Corneille Locuteur : Don Rodrigue Le Cid, acte II · Lire la source ↗
La valeur n’attend point le nombre des années. »
« Ton bras est invaincu, mais non pas invincible. »Pierre Corneille Locuteur : Don Rodrigue Le Cid, acte II · Lire la source ↗
« Le passé me tourmente, et je crains l’avenir. »Pierre Corneille Locuteur : Chimène Le Cid, acte II · Lire la source ↗
« mais il faut cultiver notre jardin. »Voltaire Locuteur : Candide Candide, chapitre XXX · Lire la source ↗
« le travail éloigne de nous trois grands maux, l’ennui, le vice, et le besoin. »Voltaire Locuteur : Le cultivateur turc Candide, chapitre XXX · Lire la source ↗
« Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »Voltaire Locuteur : Martin Candide, chapitre XXX · Lire la source ↗
« Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent »Victor Hugo Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent · Lire la source ↗
« Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre. »Victor Hugo Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent · Lire la source ↗
« Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front, »Victor Hugo Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent · Lire la source ↗
« L’amour, aussi bien que le feu, ne peut subsister sans un mouvement continuel, et il cesse de vivre dès qu’il cesse d’espérer ou de craindre. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 17 · Lire la source ↗
« Il y a des gens qui n’auraient jamais été amoureux s’ils n’avaient jamais entendu parler de l’amour. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 29 · Lire la source ↗
« Il y a deux sortes de constance en amour : l’une vient de ce que l’on trouve sans cesse dans la personne que l’on aime de nouveaux sujets d’aimer ; et l’autre vient de ce qu’on se fait un honneur d’être constant. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 38 · Lire la source ↗
« Il n’y a guère de gens qui ne soient honteux de s’être aimés quand ils ne s’aiment plus. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 38 · Lire la source ↗
« L’absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 64 · Lire la source ↗
« Il est impossible d’aimer une seconde fois ce qu’on a véritablement cessé d’aimer. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 66 · Lire la source ↗
« Nous aimons toujours ceux qui nous admirent, et nous n’aimons pas toujours ceux que nous admirons. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 68 · Lire la source ↗
« Il est difficile d’aimer ceux que nous n’estimons point ; mais il ne l’est pas moins d’aimer ceux que nous estimons beaucoup plus que nous. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 68 · Lire la source ↗
« Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 74 · Lire la source ↗
« On pardonne tant que l’on aime. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 75 · Lire la source ↗
« Quand on aime, on doute souvent de ce qu’on croit le plus. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 78 · Lire la source ↗
« On a bien de la peine à rompre, quand on ne s’aime plus. »François de La Rochefoucauld Maximes et Réflexions morales — p. 78 · Lire la source ↗
« Ceux qui aiment toujours n’ont pas le loisir de se plaindre et de se trouver malheureux. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 184 · Lire la source ↗
« Il faut non-seulement cultiver ses amis, mais cultiver en soi ses amitiés, les conserver avec soin, les soigner, les arroser, pour ainsi dire. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 184 · Lire la source ↗
« On n’aime souvent et on ne loue nos belles qualités que parce que nos défauts en tempèrent l’éclat. Souvent même il arrive qu’on nous aime plus pour nos défauts que pour nos qualités. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 186 · Lire la source ↗
« Il faut se faire aimer, car les hommes ne sont justes qu’envers ceux qu’ils aiment. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 187 · Lire la source ↗
« On ne peut espérer de véritable affection que de ceux qui sont naturellement doux et aimants. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 187 · Lire la source ↗
« La mémoire est le miroir où nous regardons les absents. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 188 · Lire la source ↗
« Les parfums cachés et les amours secrets se trahissent. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 189 · Lire la source ↗
« Il faut tenir ses sentiments près de son cœur. »Joseph Joubert Pensées, essais et maximes, tome I — p. 190 · Lire la source ↗
« Les maximes des hommes décèlent leur cœur. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Les esprits faux changent souvent de maximes. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Les esprits légers sont disposés à la complaisance. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Les menteurs sont bas et glorieux. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« On dit peu de choses solides, lorsqu’on cherche à en dire d’extraordinaires. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Nous nous flattons sottement de persuader aux autres ce que nous ne pensons pas nous-mêmes. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« On ne s’amuse pas longtemps de l’esprit d’autrui. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Les meilleurs auteurs parlent trop. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« La ressource de ceux qui n’imaginent pas est de conter. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« La stérilité de sentiment nourrit la paresse. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 384 · Lire la source ↗
« Il n’y aurait pas beaucoup d’heureux, s’il appartenait à autrui de décider de nos occupations et de nos plaisirs. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 385 · Lire la source ↗
« Il y a plus de mauvais conseils que de caprices. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 385 · Lire la source ↗
« La raison ne connaît pas les intérêts du cœur. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 385 · Lire la source ↗
« Si les passions font plus de fautes que le jugement, c’est par la raison que ceux qui gouvernent font plus de fautes que les hommes privés. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« Les grandes pensées viennent du cœur. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« Le bon instinct n’a pas besoin de la raison, mais il la donne. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« La magnanimité ne doit pas compte à la prudence de ses motifs. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« La conscience est la plus changeante des règles. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« La fausse conscience ne se connaît pas. »Vauvenargues Œuvres de Vauvenargues, 1857 — p. 386 · Lire la source ↗
« Vous chantiez ! j’en suis fort aise.Jean de La Fontaine Locuteur : La fourmi Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 30 · Lire la source ↗
Eh bien ! dansez maintenant. »
« Apprenez que tout flatteurJean de La Fontaine Locuteur : Le renard Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 31 · Lire la source ↗
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
« Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 32 · Lire la source ↗
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages. »
« Il importe si bien, que de tous vos repasJean de La Fontaine Locuteur : Le loup Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 35 · Lire la source ↗
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
« Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 37 · Lire la source ↗
On se voit d’un autre œil qu’on ne voit son prochain. »
« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres,Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 39 · Lire la source ↗
Et ne croyons le mal que quand il est venu. »
« Adieu donc. Fi du plaisirJean de La Fontaine Locuteur : Le rat des champs Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 41 · Lire la source ↗
Que la crainte peut corrompre ! »
« La raison du plus fort est toujours la meilleure :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 41 · Lire la source ↗
Nous l’allons montrer tout à l’heure. »
« Plutôt souffrir que mourir,Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 51 · Lire la source ↗
C’est la devise des hommes. »
« Trompeurs, c’est pour vous que j’écris :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 53 · Lire la source ↗
Attendez-vous à la pareille. »
« Eh ! mon ami, tire-moi de danger ;Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 55 · Lire la source ↗
Tu feras, après, ta harangue. »
« Ne faut-il que délibérer ?Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 63 · Lire la source ↗
La cour en conseillers foisonne :
Est-il besoin d’exécuter ?
L’on ne rencontre plus personne. »
« Hélas ! on voit que de tout tempsJean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 65 · Lire la source ↗
Les petits ont pâti des sottises des grands. »
« Faut-il contribuer à son propre malheur !Jean de La Fontaine Locuteur : L’oiseau blessé Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 67 · Lire la source ↗
Cruels humains ! vous tirez de nos ailes
De quoi faire voler ces machines mortelles ! »
« Laissez leur prendre un pied chez vous :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 68 · Lire la source ↗
Ils en auront bientôt pris quatre. »
« Quelle chose par là nous peut être enseignée ?Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 73 · Lire la source ↗
J’en vois deux, dont l’une est qu’entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L’autre qu’aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire. »
« Car c’est double plaisir de tromper le trompeur. »Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 81 · Lire la source ↗
« Il faut se mesurer ; la conséquence est nette :Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 83 · Lire la source ↗
Mal prend aux volereaux de faire les voleurs.
L’exemple est un dangereux leurre :
Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs ;
Où la guêpe a passé, le moucheron demeure. »
« En toute chose il faut considérer la fin. »Jean de La Fontaine Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 100 · Lire la source ↗
« Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. »Jean de La Fontaine Locuteur : Le renard Fables, Bernardin-Béchet, 1874 — p. 108 · Lire la source ↗
« L’estime vaut mieux que la célébrité ; la considération vaut mieux que la renommée, et l’honneur vaut mieux que la gloire. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Il est plus facile de légaliser certaines choses que les légitimer. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Célébrité : l’avantage d’être connu de ceux qui ne vous connaissent pas. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« On partage avec plaisir l’amitié de ses amis pour des personnes auxquelles on s’intéresse peu soi-même ; mais la haine, même celle qui est la plus juste, a de la peine à se faire respecter. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Dans l’ordre naturel, comme dans l’ordre social, il ne faut pas vouloir être plus qu’on ne peut. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« La sottise ne serait pas tout à fait la sottise, si elle ne craignait pas l’esprit. Le vice ne serait pas tout à fait le vice, s’il ne haïssait pas la vertu. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Il n’est pas vrai (ce qu’a dit Rousseau, après Plutarque) que plus on pense, moins on sente ; mais il est vrai que plus on juge, moins on aime. Peu d’hommes vous mettent dans le cas de faire exception à cette règle. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Ceux qui rapportent tout à l’opinion, ressemblent à ces comédiens qui jouent mal pour être applaudis, quand le goût du public est mauvais : quelques-uns auraient le moyen de bien jouer, si le goût du public était bon. L’honnête homme joue son rôle le mieux qu’il peut, sans songer à la galerie. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Un acte de vertu, un sacrifice ou de ses intérêts ou de soi-même, est le besoin d’une âme noble : l’amour-propre d’un cœur généreux est, en quelque sorte, l’égoïsme d’un grand caractère. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 367 · Lire la source ↗
« Il y a plus de fous que de sages ; et dans le sage même, il y a plus de folies que de sagesse. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Les maximes générales sont, dans la conduite de la vie, ce que les routines sont dans les arts. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« La conviction est la conscience de l’esprit. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« On est heureux ou malheureux par une foule de choses qui ne paraissent pas, qu’on ne dit point et qu’on ne peut dire. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Le plaisir peut s’appuyer sur l’illusion ; mais le bonheur repose sur la vérité : il n’y a qu’elle qui puisse nous donner celui dont la nature humaine est susceptible. L’homme heureux par l’illusion, a sa fortune en agiotage ; l’homme heureux par la vérité, a sa fortune en fonds de terre et en bonnes constitutions. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« L’habileté est à la ruse, ce que la dextérité est à la filouterie. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« L’entêtement représente le caractère, à peu près comme le tempérament représente l’amour. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Amour, folie aimable ; ambition, sottise sérieuse. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Il faut être juste avant d’être généreux, comme on a des chemises avant d’avoir des dentelles. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Le plus riche des hommes, c’est l’économe : le plus pauvre, c’est l’avare. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 370 · Lire la source ↗
« La fausse modestie est le plus décent de tous les mensonges. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 372 · Lire la source ↗
« Il y a à parier que toute idée publique, toute convention reçue est une sottise ; car elle a convenu au plus grand nombre. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« C’est souvent le mobile de la vanité qui a engagé l’homme à montrer toute l’énergie de son âme. Du bois ajouté à un acier pointu fait un dard ; deux plumes ajoutées au bois font une flèche. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Les gens faibles sont les troupes légères de l’armée des méchans. Ils font plus de mal que l’armée même ; ils infectent et ils ravagent. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Tel homme a été craint pour ses talens, haï pour ses vertus, et n’a rassuré que par son caractère. Mais, combien de temps s’est passé avant que justice se fît ! »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 365 · Lire la source ↗
« Il y a une sorte de plaisir attaché au courage, qui se met au-dessus de la fortune. Mépriser l’argent, c’est détrôner un roi ; il y a du ragoût. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Robinson, dans son île, privé de tout, et forcé aux plus pénibles travaux pour assurer sa subsistance journalière, supporte la vie, et même goûte, de son aveu, plusieurs momens de bonheur. Supposez qu’il soit dans une île enchantée, pourvue de tout ce qui est agréable à la vie, peut-être le désœuvrement lui eût-il rendu l’existence insupportable. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 366 · Lire la source ↗
« Les idées des hommes sont comme les cartes et autres jeux. Des idées que j’ai vu autrefois regarder comme dangereuses et trop hardies, sont depuis devenues communes et presque triviales, et ont descendu jusqu’à des hommes peu dignes d’elles. Quelques-unes de celles à qui nous donnons le nom d’audacieuses, seront vues comme faibles et communes par nos descendans. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 367 · Lire la source ↗
« J’ai souvent remarqué, dans mes lectures, que le premier mouvement de ceux qui ont fait quelque action héroïque, qui se sont livrés à quelque impression généreuse, qui ont sauvé les infortunés, couru quelque grand risque et procuré quelque grand avantage, soit au public, soit à des particuliers ; j’ai, dis-je, remarqué que leur premier mouvement a été de refuser la récompense qu’on leur en offrait. Ce sentiment s’est trouvé dans le cœur des hommes les plus indigens et de la dernière classe du peuple. Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l’homme sans éducation, que la récompense de ses actions est dans le cœur de celui qui les a faites ? Il semble qu’en nous les payant, on nous les ôte. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 367 · Lire la source ↗
« La concorde des frères est si rare, que la fable ne cite que deux frères amis ; et elle suppose qu’ils ne se voyaient jamais, puisqu’ils passaient tour à tour de la terre aux champs élysées, ce qui ne laissait pas d’éloigner tout sujet de dispute et de rupture. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Il y a, dans le monde, bien peu de choses sur lesquelles un honnête homme puisse reposer agréablement son âme ou sa pensée. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 368 · Lire la source ↗
« Préjugé, vanité, calcul : voilà ce qui gouverne le monde. Celui qui ne connaît pour règles de sa conduite, que raison, vérité, sentiment, n’a presque rien de commun avec la société. C’est en lui-même qu’il doit chercher et trouver presque tout son bonheur. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Les Hollandais n’ont aucune commisération de ceux qui font des dettes. Ils pensent que tout homme endetté vit aux dépens de ses concitoyens s’il est pauvre, et de ses héritiers s’il est riche. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« La fortune est souvent comme les femmes riches et dépensières, qui ruinent les maisons où elles ont apporté une riche dot. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Le changement de modes est l’impôt que l’industrie du pauvre met sur la vanité du riche. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« L’intérêt d’argent est la grande épreuve des petits caractères ; mais ce n’est encore que la plus petite pour les caractères distingués ; et il y a loin de l’homme qui méprise l’argent ; à celui qui est véritablement honnête. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 369 · Lire la source ↗
« Il y a quelquefois, entre deux hommes, de fausses ressemblances de caractère, qui les rapprochent et qui les unissent pour quelque temps. Mais la méprise cesse par degrés ; et ils sont tout étonnés de se trouver très-écartés l’un de l’autre, et repoussés, en quelque sorte, par tous leurs points de contact. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 370 · Lire la source ↗
« Quand on a été bien tourmenté, bien fatigué par sa propre sensibilité, on s’aperçoit qu’il faut vivre au jour le jour, oublier beaucoup, enfin éponger la vie à mesure qu’elle s’écoule. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 372 · Lire la source ↗
« On dit qu’il faut s’efforcer de retrancher tous les jours de nos besoins. C’est surtout aux besoins de l’amour-propre qu’il faut appliquer cette maxime : ce sont les plus tyranniques, et qu’on doit le plus combattre. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 372 · Lire la source ↗
« Il n’est pas rare de voir des âmes faibles qui, par la fréquentation avec des âmes d’une trempe plus vigoureuse, veulent s’élever au-dessus de leur caractère. Cela produit des disparates aussi plaisans, que les prétentions d’un sot à l’esprit. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 372 · Lire la source ↗
« La vertu, comme la santé, n’est pas le souverain bien. Elle est la place du bien, plutôt que le bien même. Il est plus sûr que le vice rend malheureux, qu’il ne l’est que la vertu donne le bonheur. La raison pour laquelle la vertu est le plus désirable, c’est parce qu’elle est ce qu’il y a de plus opposé au vice. »Chamfort Chamfort, édition Auguis, tome I, 1824 — p. 372 · Lire la source ↗
« Les grands noms abaissent, au lieu d’élever ; ceux qui ne les savent pas soutenir. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 21 · Lire la source ↗
« La marque d’un mérite extraordinaire est de voir que ceux qui l’envient le plus sont contraints de le louer. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 21 · Lire la source ↗
« C’est une preuve de peu d’amitié, de ne s’apercevoir pas du refroidissement de celle de nos amis. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 22 · Lire la source ↗
« Chacun dit du bien de son cœur, et personne n’en ose dire de son esprit. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 22 · Lire la source ↗
« La politesse de l’esprit consiste à penser des choses honnêtes et délicates. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 22 · Lire la source ↗
« La galanterie de l’esprit est de dire des choses flatteuses d’une manière agréable. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« Il arrive souvent que des choses se présentent plus achevées à notre esprit, qu’il ne les pourrait faire avec beaucoup d’art. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« L’esprit est toujours la dupe du cœur. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« Tous ceux qui connaissent leur esprit ne connaissent pas leur cœur. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« Les hommes et les affaires ont leur point de perspective. Il y en a qu’il faut voir de près pour en bien juger, et d’autres, dont on ne juge jamais si bien que quand on en est éloigné. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« Celui-là n’est pas raisonnable à qui le hasard fait trouver la raison, mais celui qui la connaît, qui la discerne, et qui la goûte. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 23 · Lire la source ↗
« Pour bien savoir les choses, il en faut savoir le détail ; et comme il est presque infini, nos connaissances sont toujours superficielles et imparfaites. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 24 · Lire la source ↗
« C’est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu’on n’en fait jamais. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 24 · Lire la source ↗
« L’esprit ne saurait jouer long-temps le personnage du cœur. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 24 · Lire la source ↗
« On ne donne rien si libéralement que ses conseils. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 24 · Lire la source ↗
« On ne se peut consoler d’être trompé par ses ennemis et trahi par ses amis, et l’on est souvent satisfait de l’être par soi-même. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 25 · Lire la source ↗
« Il est aussi facile de se tromper soi-même sans s’en apercevoir, qu’il est difficile de tromper les autres sans qu’ils s’en aperçoivent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 25 · Lire la source ↗
« Rien n’est moins sincère que la manière de demander et de donner des conseils. Celui qui en demande paraît avoir une déférence respectueuse pour les sentimens de son ami, bien qu’il ne pense qu’à lui faire approuver les siens et à le rendre garant de sa conduite ; et celui qui conseille paie la confiance qu’on lui témoigne d’un zèle ardent et désintéressé, quoiqu’il ne cherche le plus souvent, dans les conseils qu’il donne, que son propre intérêt ou sa gloire. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 25 · Lire la source ↗
« L’intention de ne jamais tromper nous expose à être souvent trompés. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 26 · Lire la source ↗
« Nous sommes si accoutumés à nous déguiser aux autres, qu’à la fin nous nous déguisons à nous-mêmes. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 26 · Lire la source ↗
« Pour bien faire, il faut oublier qu’on est vieux, quand on est vieux, et ne pas trop sentir qu’on est jeune, quand on est jeune. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 216 · Lire la source ↗
« Il n’y a de bon, dans l’homme, que ses jeunes sentiments et ses vieilles pensées. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 216 · Lire la source ↗
« La jeunesse aime toutes les sortes d’imitations ; mais l’âge mûr les veut choisies, et la vieillesse n’en veut plus que de belles. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 216 · Lire la source ↗
« La vieillesse aime le peu, et la jeunesse aime le trop. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 216 · Lire la source ↗
« Le soir de la vie apporte avec soi sa lampe. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 217 · Lire la source ↗
« Chaque année il se fait en nous un nœud, comme dans les arbres ; quelque branche d’intelligence se développe, ou se couronne et se durcit. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 217 · Lire la source ↗
« L’oisif studieux sait qu’il vieillit, mais le sent peu ; il est toujours également propre à ses études. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 218 · Lire la source ↗
« La lenteur de l’âge rend facile la patience dans le travail. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 218 · Lire la source ↗
« On peut avancer longtemps dans la vie sans y vieillir. Le progrès, dans l’âge mûr, consiste à revenir sur ses pas, et à voir où l’on fut trompé. Le désabusement, dans la vieillesse, est une grande découverte. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 218 · Lire la source ↗
« Ce surcroît de vie que nous appelons la vieillesse, aurait toujours beaucoup de prix, quand même il ne nous serait donné que pour nous repentir et devenir meilleurs, sinon plus habiles. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 219 · Lire la source ↗
« La vieillesse n’ôte à l’homme d’esprit que des qualités inutiles à la sagesse. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 219 · Lire la source ↗
« Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 219 · Lire la source ↗
« La vie est un pays que les vieillards ont vu et habité. Ceux qui doivent le parcourir ne peuvent s’adresser qu’à eux, pour en demander les routes. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 226 · Lire la source ↗
« Il faut recevoir le passé avec respect, et le présent avec défiance, si l’on veut pourvoir à la sûreté de l’avenir. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 226 · Lire la source ↗
« Notre vie est du vent tissu. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 226 · Lire la source ↗
« Que de gens boivent, mangent et se marient ; achètent, vendent et bâtissent ; font des contrats et soignent leur fortune ; ont des amis et des ennemis, des plaisirs et des peines ; naissent, croissent, vivent et meurent, mais endormis ! »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 226 · Lire la source ↗
« Il est des âmes limpides et pures où la vie est comme un rayon qui se joue dans une goutte de rosée. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 228 · Lire la source ↗
« Chacun est sa parque à lui-même, et se file son avenir. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 228 · Lire la source ↗
« Il faut traiter notre vie comme nous traitons nos écrits : mettre en accord, en harmonie, le commencement, le milieu et la fin. Nous avons besoin, pour cela, d’y faire beaucoup d’effaçures. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 228 · Lire la source ↗
« Songe au passé quand tu consultes, au présent quand tu jouis, à l’avenir dans tout ce que tu fais. »Joseph Joubert Joubert, Ve le Normant, tome I, 1850 — p. 228 · Lire la source ↗
« L’amour naît brusquement, sans autre réflexion, par tempérament ou par faiblesse ; un trait de beauté nous fixe, nous détermine. L’amitié, au contraire, se forme peu à peu, avec le temps, par la pratique, par un long commerce. Combien d’esprit, de bonté de cœur, d’attachement, de services et de complaisance dans les amis, pour faire en plusieurs années bien moins que ne fait quelquefois en un moment un beau visage ou une belle main ! »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 105 · Lire la source ↗
« Le temps, qui fortifie les amitiés, affaiblit l’amour. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 105 · Lire la source ↗
« Tant que l’amour dure il subsiste de soi-même, et quelquefois par les choses qui semblent le devoir éteindre, par les caprices, par les rigueurs, par l’éloignement, par la jalousie ; l’amitié, au contraire, a besoin de secours, elle périt faute de soins, de confiance et de complaisance. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 105 · Lire la source ↗
« L’on n’aime bien qu’une seule fois, c’est la première : les amours qui suivent sont moins involontaires. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« L’amour qui naît subitement est le plus long à guérir. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« L’amour qui croît peu à peu et par degrés ressemble trop à l’amitié pour être une passion violente. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« Celui qui aime assez pour vouloir aimer un million de fois plus qu’il ne fait, ne cède en amour qu’à celui qui aime plus qu’il ne voudrait. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« Les hommes souvent veulent aimer et ne sauraient y réussir ; ils cherchent leur défaite sans pouvoir la rencontrer, et, si j’ose ainsi parler, ils sont contraints de demeurer libres. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« Quelque délicat que l’on soit en amour, on pardonne plus de fautes que dans l’amitié. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« Une grande reconnaissance emporte avec soi beaucoup de goût et d’amitié pour la personne qui nous oblige. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« Etre avec des gens qu’on aime, cela suffit ; rêver, leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d’eux, tout est égal. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 106 · Lire la source ↗
« L’on confie son secret dans l’amitié, mais il échappe dans l’amour.Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 107 · Lire la source ↗
L’on peut avoir la confiance de quelqu’un sans en avoir le cœur : celui qui a le cœur n’a pas besoin de révélation ou de confiance, tout lui est ouvert. »
« L’on ne voit dans l’amitié que les défauts qui peuvent nuire à nos amis. L’on ne voit en amour de défauts dans ce qu’on aime que ceux dont on souffre soi-même. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 107 · Lire la source ↗
« L’on n’est pas plus maître de toujours aimer qu’on l’a été de ne pas aimer. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 107 · Lire la source ↗
« Les amours meurent par le dégoût, et l’oubli les enterre. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 107 · Lire la source ↗
« Le commencement et le déclin de l’amour se fait sentir par l’embarras où l’on est de se trouver seuls. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 107 · Lire la source ↗
« L’on est encore longtemps à se voir par habitude et à se dire de bouche que l’on s’aime, après que les manières disent qu’on ne s’aime plus. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 108 · Lire la source ↗
« Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour se délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 108 · Lire la source ↗
« Quelque désintéressement qu’on ait à l’égard de ceux qu’on aime, il faut quelquefois se contraindre pour eux et avoir la générosité de recevoir.Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 108 · Lire la source ↗
Celui-là peut prendre qui goûte un plaisir aussi délicat à recevoir que son ami en sent à lui donner. »
« Si l’on a donné à ceux que l’on aimait, quelque chose qu’il arrive, il n’y a plus d’occasions où l’on doive songer à ses bienfaits. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 108 · Lire la source ↗
« La libéralité consiste moins à donner beaucoup qu’à donner à propos. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« L’expérience confirme que la mollesse ou l’indulgence pour soi et la dureté pour les autres n’est qu’un seul et même vice. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« Un homme dur au travail et à la peine, inexorable à soi-même, n’est indulgent aux autres que par un excès de raison. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« On convie, on invite, on offre sa maison, sa table, son bien et ses services ; rien ne coûte qu’à tenir parole. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« C’est assez pour soi d’un fidèle ami, c’est même beaucoup de l’avoir rencontré ; on ne peut en avoir trop pour le service des autres. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« Quand on a assez fait auprès de certaines personnes pour avoir dû se les acquérir, si cela ne réussit point, il y a encore une ressource, qui est de ne plus rien faire. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 109 · Lire la source ↗
« Il est doux de voir ses amis par goût et par estime ; il est pénible de les cultiver par intérêt : c’est solliciter. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Il faut briguer la faveur de ceux à qui l’on veut du bien plutôt que de ceux de qui l’on espère du bien. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Celui qui sait attendre le bien qu’il souhaite ne prend pas le chemin de se désespérer s’il ne lui arrive pas, et celui au contraire qui désire une chose avec une grande impatience y met trop du sien pour en être assez récompensé par le succès. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose que, de peur de la manquer, ils n’oublient rien de ce qu’il faut faire pour la manquer. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Les choses les plus souhaitées n’arrivent point, ou, si elles arrivent, ce n’est ni dans le temps ni dans les circonstances où elles auraient fait un extrême plaisir. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Il faut rire avant que d’être heureux, de peur de mourir sans avoir ri. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« La vie est courte, si elle ne mérite ce nom que lorsqu’elle est agréable, puisque, si l’on cousait ensemble toutes les heures que l’on passe avec ce qui plaît, l’on ferait à peine d’un grand nombre d’années une vie de quelques mois. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 110 · Lire la source ↗
« Rien ne coûte moins à la passion que de se mettre au-dessus de la raison ; son grand triomphe est de l’emporter sur l’intérêt. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« L’on est plus sociable et d’un meilleur commerce par le cœur que par l’esprit. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« Il y a de certains grands sentiments, de certaines actions nobles et élevées, que nous devons moins à la force de notre esprit qu’à la bonté de notre naturel. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« Il faut être bien dénué d’esprit, si l’amour, la malignité, la nécessité, n’en font pas trouver. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« Il y a des lieux que l’on admire, il y en a d’autres qui touchent et où l’on aimerait à vivre.Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
Il me semble que l’on dépend des lieux pour l’esprit, l’humeur, la passion, le goût et les sentiments. »
« Ceux qui font bien mériteraient seuls d’être enviés, s’il n’y avait encore un meilleur parti à prendre, qui est de faire mieux : c’est une douce vengeance contre ceux qui nous donnent cette jalousie. »Jean de La Bruyère La Bruyère, Flammarion, 1880 — p. 113 · Lire la source ↗
« Si nous résistons à nos passions, c’est plus par leur faiblesse que par notre force. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 27 · Lire la source ↗
« On n’aurait guère de plaisir si l’on ne se flattait jamais. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 27 · Lire la source ↗
« L’usage ordinaire de la finesse est la marque d’un petit esprit ; et il arrive presque toujours que celui qui s’en sert pour se couvrir en un endroit se découvre en un autre. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 27 · Lire la source ↗
« Le vrai moyen d’être trompé, c’est de se croire plus fin que les autres. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 28 · Lire la source ↗
« Il est plus aisé d’être sage pour les autres que de l’être pour soi-même. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 29 · Lire la source ↗
« On n’est jamais si ridicule par les qualités que l’on a que par celles que l’on affecte d’avoir. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 29 · Lire la source ↗
« On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 29 · Lire la source ↗
« On parle peu quand la vanité ne fait pas parler. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 30 · Lire la source ↗
« On aime mieux dire du mal de soi-même que de n’en point parler. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 30 · Lire la source ↗
« Une des choses qui fait que l’on trouve si peu de gens qui paraissent raisonnables et agréables dans la conversation, c’est qu’il n’y a presque personne qui ne pense plutôt à ce qu’il veut dire, qu’à répondre précisément à ce qu’on lui dit. Les plus habiles et les plus complaisans se contentent de montrer seulement une mine attentive, en même temps que l’on voit dans leurs yeux et dans leur esprit un égarement pour ce qu’on leur dit, et une précipitation pour retourner à ce qu’ils veulent dire ; au lieu de considérer que c’est un mauvais moyen de plaire aux autres, ou de les persuader, que de chercher si fort à se plaire à soi-même, et que bien écouter et bien répondre est une des plus grandes perfections qu’on puisse avoir dans la conversation. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 30 · Lire la source ↗
« Comme c’est le caractère des grands esprits de faire entendre en peu de paroles beaucoup de choses, les petits esprits, au contraire, ont le don de beaucoup parler et de ne rien dire. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 31 · Lire la source ↗
« On ne loue d’ordinaire que pour être loué. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 32 · Lire la source ↗
« Peu de gens sont assez sages pour préférer le blâme qui leur est utile à la louange qui les trahit. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 32 · Lire la source ↗
« Il y a des reproches qui louent, et des louanges qui médisent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 33 · Lire la source ↗
« Le refus de la louange est un désir d’être loué deux fois. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 33 · Lire la source ↗
« Si nous ne nous flattions point nous-mêmes, la flatterie des autres ne nous pourrait nuire. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 33 · Lire la source ↗
« La nature fait le mérite, et la fortune le met en œuvre. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 33 · Lire la source ↗
« La fortune nous corrige de plusieurs défauts que la raison ne saurait corriger. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 34 · Lire la source ↗
« Il y a des gens dégoûtans avec du mérite, et d’autres qui plaisent avec des défauts. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 34 · Lire la source ↗
« La gloire des hommes se doit toujours mesurer aux moyens dont ils se sont servis pour l’acquérir. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 34 · Lire la source ↗
« Ce n’est pas assez d’avoir de grandes qualités, il en faut avoir l’économie. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 35 · Lire la source ↗
« Quelque éclatante que soit une action, elle ne doit pas passer pour grande lorsqu’elle n’est pas l’effet d’un grand dessein. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 35 · Lire la source ↗
« Il doit y avoir une certaine proportion entre les actions et les desseins, si on en veut tirer tous les effets qu’elles peuvent produire. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 35 · Lire la source ↗
« L’art de savoir bien mettre en œuvre de médiocres qualités dérobe l’estime, et donne souvent plus de réputation que le véritable mérite. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 35 · Lire la source ↗
« Il y a une infinité de conduites qui paraissent ridicules, et dont les raisons cachées sont très-sages et très-solides. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 35 · Lire la source ↗
« Il est plus facile de paraître digne des emplois qu’on n’a pas que de ceux qu’on exerce. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« Notre mérite nous attire l’estime des honnêtes gens, et notre étoile celle du public. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« L’avarice est plus opposée à l’économie que la libéralité. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« L’espérance, toute trompeuse qu’elle est, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« Pendant que la paresse et la timidité nous retiennent dans notre devoir, notre vertu en a souvent tout l’honneur. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 36 · Lire la source ↗
« Il est difficile de démêler si un procédé net, sincère, et honnête, est un effet de probité ou d’habileté. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 37 · Lire la source ↗
« Les vertus se perdent dans l’intérêt, comme les fleuves se perdent dans la mer. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 37 · Lire la source ↗
« Si on examine bien les divers effets de l’ennui, on trouvera qu’il fait manquer à plus de devoirs que l’intérêt. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 37 · Lire la source ↗
« Il y a diverses sortes de curiosités : l’une d’intérêt, qui nous porte à désirer d’apprendre ce qui nous peut être utile ; et l’autre d’orgueil, qui vient du désir de savoir ce que les autres ignorent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 37 · Lire la source ↗
« Il vaut mieux employer notre esprit à supporter les infortunes qui nous arrivent, qu’à prévoir celles qui nous peuvent arriver. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 37 · Lire la source ↗
« Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c’est néanmoins par cette préférence seule que l’amitié peut être vraie et parfaite. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 38 · Lire la source ↗
« Le premier mouvement de joie que nous avons du bonheur de nos amis ne vient pas toujours de la bonté de notre naturel, ni de l’amitié que nous avons pour eux ; c’est le plus souvent un effet de l’amour-propre, qui nous flatte de l’espérance d’être heureux à notre tour, ou de retirer quelque utilité de leur bonne fortune. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 39 · Lire la source ↗
« Les hommes ne vivraient pas long-temps en société s’ils n’étaient les dupes les uns des autres. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 39 · Lire la source ↗
« Nous nous plaignons quelquefois légèrement de nos amis, pour justifier par avance notre légèreté. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 40 · Lire la source ↗
« Notre repentir n’est pas tant un regret du mal que nous avons fait, qu’une crainte de celui qui nous en peut arriver. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 40 · Lire la source ↗
« Il y a une inconstance qui vient de la légèreté de l’esprit, ou de sa faiblesse qui lui fait recevoir toutes les opinions d’autrui ; il y en a une autre, qui est plus excusable, qui vient du dégoût des choses. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 40 · Lire la source ↗
« Les vices entrent dans la composition des vertus, comme les poisons entrent dans la composition des remèdes. La prudence les assemble et les tempère, et elle s’en sert utilement contre les maux de la vie. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 41 · Lire la source ↗
« Il faut demeurer d’accord, à l’honneur de la vertu, que les plus grands malheurs des hommes sont ceux où ils tombent par leurs crimes. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 41 · Lire la source ↗
« Il y a des crimes qui deviennent innocens et même glorieux par leur éclat, leur nombre, et leur excès. De là vient que les voleries publiques sont des habiletés, et que prendre des provinces injustement s’appelle faire des conquêtes. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 41 · Lire la source ↗
« Nous avouons nos défauts pour réparer par notre sincérité le tort qu’ils nous font dans l’esprit des autres. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 41 · Lire la source ↗
« Il y a des héros en mal comme en bien. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 42 · Lire la source ↗
« On ne méprise pas tous ceux qui ont des vices, mais on méprise tous ceux qui n’ont aucune vertu. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 42 · Lire la source ↗
« Le nom de la vertu sert à l’intérêt aussi utilement que les vices. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 42 · Lire la source ↗
« Il semble que la nature ait prescrit à chaque homme dès sa naissance des bornes pour les vertus et pour les vices. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 42 · Lire la source ↗
« Il n’appartient qu’aux grands hommes d’avoir de grands défauts. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 43 · Lire la source ↗
« On peut dire que les vices nous attendent dans le cours de la vie comme des hôtes chez qui il faut successivement loger ; et je doute que l’expérience nous les fît éviter s’il nous était permis de faire deux fois le même chemin. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 43 · Lire la source ↗
« Quand les vices nous quittent, nous nous flattons de la créance que c’est nous qui les quittons. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 43 · Lire la source ↗
« Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice, est que nous en avons plusieurs. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 44 · Lire la source ↗
« Nous oublions aisément nos fautes lorsqu’elles ne sont sues que de nous. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 44 · Lire la source ↗
« Le désir de paraître habile empêche souvent de le devenir. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 45 · Lire la source ↗
« La vertu n’irait pas si loin si la vanité ne lui tenait compagnie. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 45 · Lire la source ↗
« Celui qui croit pouvoir trouver en soi-même de quoi se passer de tout le monde se trompe fort ; mais celui qui croit qu’on ne peut se passer de lui se trompe encore davantage. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 45 · Lire la source ↗
« Les faux honnêtes gens sont ceux qui déguisent leurs défauts aux autres et à eux-mêmes. Les vrais honnêtes gens sont ceux qui les connaissent parfaitement et les confessent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 45 · Lire la source ↗
« Le vrai honnête homme est celui qui ne se pique de rien. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 45 · Lire la source ↗
« C’est être véritablement honnête homme que de vouloir être toujours exposé à la vue des honnêtes gens. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 46 · Lire la source ↗
« La folie nous suit dans tous les temps de la vie. Si quelqu’un paraît sage, c’est seulement parce que ses folies sont proportionnées à son âge et à sa fortune. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 46 · Lire la source ↗
« Il y a des gens niais qui se connaissent et qui emploient habilement leur niaiserie. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 46 · Lire la source ↗
« Qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il le croit. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 46 · Lire la source ↗
« En vieillissant on devient plus fou et plus sage. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 47 · Lire la source ↗
« Il y a des gens qui ressemblent aux vaudevilles, qu’on ne chante qu’un certain temps. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 47 · Lire la source ↗
« La plupart des gens ne jugent des hommes que par la vogue qu’ils ont, ou par leur fortune. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 47 · Lire la source ↗
« L’amour de la gloire, la crainte de la honte, le dessein de faire fortune, le désir de rendre notre vie commode et agréable, et l’envie d’abaisser les autres, sont souvent les causes de cette valeur si célèbre parmi les hommes. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 47 · Lire la source ↗
« La valeur est dans les simples soldats un métier périlleux qu’ils ont pris pour gagner leur vie. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 47 · Lire la source ↗
« La parfaite valeur est de faire sans témoins ce qu’on serait capable de faire devant tout le monde. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 49 · Lire la source ↗
« L’intrépidité est une force extraordinaire de l’âme, qui l’élève au-dessus des troubles, des désordres, et des émotions que la vue des grands périls pourrait exciter en elle : c’est par cette force que les héros se maintiennent en un état paisible, et conservent l’usage libre de leur raison dans les accidens les plus surprenans et les plus terribles. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 49 · Lire la source ↗
« L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 49 · Lire la source ↗
« La plupart des hommes s’exposent assez dans la guerre pour sauver leur honneur ; mais peu se veulent toujours exposer autant qu’il est nécessaire pour faire réussir le dessein pour lequel ils s’exposent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 50 · Lire la source ↗
« On ne veut point perdre la vie, et on veut acquérir de la gloire ; ce qui fait que les braves ont plus d’adresse et d’esprit pour éviter la mort, que les gens de chicane n’en ont pour conserver leur bien. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 50 · Lire la source ↗
« Nous plaisons plus souvent, dans le commerce de la vie, par nos défauts que par nos bonnes qualités. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 51 · Lire la source ↗
« Tel homme est ingrat, qui est moins coupable de son ingratitude que celui qui lui a fait du bien. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 51 · Lire la source ↗
« Il en est de la reconnaissance comme de la bonne foi des marchands, elle entretient le commerce ; et souvent nous ne payons pas parce qu’il est juste de nous acquitter, mais pour trouver plus facilement des gens qui nous prêtent. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 51 · Lire la source ↗
« Tous ceux qui s’acquittent des devoirs de la reconnaissance ne peuvent pas pour cela se flatter d’être reconnaissans. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 51 · Lire la source ↗
« Ce qui fait le mécompte dans la reconnaissance qu’on attend des grâces que l’on a faites, c’est que l’orgueil de celui qui donne et l’orgueil de celui qui reçoit ne peuvent convenir du prix du bienfait. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 51 · Lire la source ↗
« Le trop grand empressement qu’on a de s’acquitter d’une obligation est une espèce d’ingratitude. »François de La Rochefoucauld La Rochefoucauld, Ménard et Desenne, 1817 — p. 52 · Lire la source ↗